Phillippe Charbonneaux – Ellipsis Concept 1992
Virginie Maneval

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En 1985, Philippe Charbonneaux et Franco Sbarro avaient collaboré pour concevoir une Renault 25 tricorps.
Douze ans plus tard, ils présentèrent leur nouveau projet commun : l’Ellipsis. Cette dernière est alors le 7e prototype conçu par Philippe Charbonneaux autour d’une idée déjà ancienne : une forme ovoïde et des roues disposées en losange.

Ce prototype à 3 places, motorisé par un 6 cylindres Porsche, atteint la vitesse maximale théorique de 300 km/h grâce à un aérodynamisme très soigné.

La Sbarro Ellipsis, ainsi que trois autres Ellipsis plus anciennes, est exposée au musée de l’automobile de Reims.

extrait du Journal du Nord vaudois du 27 février 1997

Ce véhicule très particulier a été conçu et créé sous la forme d’une maquette grandeur nature en 1994, par le concepteur et designer français Philippe Charbonneaux, aujourd’hui alerte octogénaire qui était présent à l’inauguration du centre didactique Espera à Pontarlier, en septembre 1995, où figurait précisément, entre autres projets, ladite maquette.

Cette voiture, désormais concrétisée par l’Espace Sbarro, présente un double avantage, conformément au concept originel: d’un aérodynamisme très poussé (à l’instar de la Wimille à conduite centrale et moteur central-arrière, réalisée par Philippe Charbonneaux en 1946, dotée d’un Cx étonnant de 0,21 !), l’Ellipsis est de forme ovoïdale avec les roues disposées en losange.

L’habitacle de l’Ellipsis est pourvu de trois places avec conduite centrale. La silhouette effilée de ce véhicule rappelant un squale, permet, en cas de collision, d’esquiver l’obstacle, dans la mesure où l’absence d’arêtes et d’angles sur la voiture n’offre pour ainsi dire aucune prise à l’objet rencontré; avec pour effet de dévier instantanément l’Ellipsis de sa trajectoire et, par conséquent, de limiter dans des proportions insoupçonnables, les conséquences néfastes qui découleraient d’une collision « traditionnelle ».
Propulsée par un moteur de Porsche Carrera 3.6 litres et équipée d’une boîte Tiptronic, placés en position centrale arrière, l’Ellipsis est pourvue d’un grand coffre (en raison de la longueur du véhicule, due à sa forme ovoïde).
environ 1100 kg, l’engin est doté d’une maniabilié lui permettant de tourner sur route selon un angle de braquage de 160 degrés. »

L’un des principe essentiels des études Ellipsis, précédées de la maquette Ovoîdale, consiste dans leurs roues implantées en losange. Un choix justifié par ce que Philippe Charbonneaux a appellé, au milieu des années 1980, le « choc Zero ».
Aprés avoir collecté pendant plusieurs années et étudié des miliers de photo d’accidents de la route, il est arrivé à la conclusion qu’il fallait, en priorité, minimiser les conséquences des chocs des voitures entre elles, le plus souvent lors d’un choc frontal décalé ou avec un obstacle fixe.
Pour y parvenir, il faut éviter qu’elles ne s’encastrent l’une dans l’autre, mais faire qu’au contraire elles glissent et soit déviées.
Pour cela, leurs carrosseries ne doivent pas offrir d’angles droit ni de surface frontale importante.
Le concept comporte une roue avant et arriére directrices et les deux roues centrales motrices.
De ce postulat découlent d’autres avantages, à commencer par une incomparable aérodynamique. Autre point fort sa maniabilité, à dimension égales, elles ont besoin de deux fois moins de place pour effectuer un demi tour complet.

La toute premiére Ellipsis à été présentée au Mondial de l’Automobile en 1992 , et remporta un vif succés médiatique.
il y eu , en tout et pour tout, sept Ellipsis, toutes différentes, dont le numéro III qui pouvait se prévaloire d’un CX de 0,11, dévoilé en mars 1993 au salon de Genève, dotée d’une propulsion électrothermique.

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